Bienvenus à cette nouvelle expérience!!!!!

Bonjour à tous et à toutes et bienvenus sur le blog du Département de français. C'est en septembre 2011 que l'on commence à démarrer et c'est avec un mélange d'appréhension et d'excitation qu'on s'y met.

Ce mode d'expression est en vogue sur internet, donc, nous allons en profiter.

Il n'y a pas que nous, Beatriz et Conchita qui allons écrire; à votre tour vous allez pouvoir y participer. Rassurez-vous!!!! On corrigera avant!!!!

Vous allez découvrir sur ce blog toute l'actualité, des conseils, des aides précieuses, etc.

Nous, on le crée mais il faut l'animer. On compte sur vous!!!!

domingo, 21 de febrero de 2016

"JE VAIS SUR LYON". CETTE PHRASE EST-ELLE CORRECTE?





De plus en plus, on entend des gens dire : « Je vais sur Marseille », « Paul va sur Paris dimanche », « Ma sœur va sur Lille toutes les semaines »…
La langue française est confrontée à des évolutions (des formes d'usage) qui ne s'ajustent pas forcément aux règles de sa grammaire.
Ce n'est pas correct de dire "Je vais sur Lyon" . La préposition sur marque une position dominante en hauteur (Je monte sur le toit de la maison) ou à la surface de quelque chose (Lolita va sur la plate-forme bleue).
Du point de vue grammatical, dans ces phrases, "sur" est une préposition de lieu qui « marque la situation d'une chose à l'égard d'une autre qui est dessous. Elle indique qu'un objet est au-dessus d'un autre. » Si Paul va à Lyon ou vit à Lyon, il n'est pas au-dessus de cette ville. Il se dirige vers Lyon, il va à Lyon où il y réside.
La préposition « à » est donc la bonne pour exprimer un mouvement, un déplacement vers une ville ou encore une situation : Je vais à Lyon, Je suis à Lyon, J'habite à Lyon. « à » permet, en effet, d'introduire un complément circonstanciel de lieu (Je vais à Paris,  Inés va à Nice, etc.


Lyon
 
 

ÉCOUTEZ SÉNÈQUE !






Sénèque a mille fois raison.
Pour stopper le temps, vivez de vos passions. Lancez-vous des défis. Il n’y a pas d’âge pour arrêter de se fixer des objectifs pour atteindre nos rêves.
Même la fatigue disparaît comme par magie.
 
 
 
 

sábado, 20 de febrero de 2016

LE CHÂTEAU DE VOLTAIRE




Château de Ferney/Voltaire

 
Pendant près de vingt ans, Voltaire reçut dans sa demeure de nombreuses personnalités. Alors qu'il se déclarait "aubergiste de l'Europe", Ferney devenait le passage obligé d'une élite qui affluait de l'Europe entière.  Voltaire passe les 20 dernières années de sa vie à Ferney. Il reconstruit entièrement le château. Il aménage le parc, n'hésitant pas à travailler la terre de ses propres mains. Depuis Ferney, Voltaire continue son combat contre l'intolérance et écrit quelques 6000 lettres, le Dictionnaire Philosophique, des tragédies...
Il donne des représentations théâtrales au château et reçoit également beaucoup. Ses invités viennent de toute l'Europe des Lumières. Visiter le château de Voltaire, c'est venir à la rencontre du dramaturge, du philosophe engagé, de l'esprit vif et généreux, provocateur et tolérant, doté d'un humour parfois féroce. La collection d'oeuvres et objets voltairiens est présentée dans un décor qui garde les traces de sa présence.
Dans le parc, un détour s'impose sous la charmille où Voltaire aimait à se promener avec ses invités. En 1758 lorsque Voltaire, âgé de 65 ans, acquit la seigneurie de Ferney, il déclara avoir trouvé un "hameau misérable" où il fit construire, suivant de près le chantier, la demeure de ses dernières années. Pendant près de vingt ans, Voltaire y reçut de nombreuses personnalités. Alors qu'il se déclarait "aubergiste de l'Europe", Ferney devenait le passage obligé d'une élite qui affluait de l'Europe entière.
De cette retraite éloignée, il s'enflamma contre l'injustice de la société et prit la défense des victimes de l'intolérance politique et religieuse. Il poursuivit intensément son oeuvre littéraire et publia, entre autres, le Dictionnaire Philosophique, le Traité sur la Tolérance, plusieurs tragédies et pièces de théâtre. 
Investi des principes philosophiques qui ont nourri l'esprit du siècle des Lumières, tour à tour urbaniste, entrepreneur et mécène, il transforma la seigneurie de Ferney : marais asséchés, construction de maisons, pavage des rues, fontaine publique, construction d'une nouvelle église, développement de l'artisanat... Le hameau de quelques habitants devint, et pour longtemps, une cité prospère d'un millier d'âmes lorsque Voltaire voulut revoir Paris et y mourut en 1778.
L'État a acquis en 1999 le château de Ferney, ce lieu de mémoire où Voltaire a tant écrit pour la défense des droits de l'homme.
 
 
 
Carte Ferney/Voltaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

viernes, 19 de febrero de 2016

VENDREDI!!!




Quelle belle journée celle de vendredi!!!
Du moins, c'est ce que tous ceux qui travaillent en extérieur doivent se dire.
À l'approche du week-end, on a plein de petits projets :
Chouette,  on va pouvoir dormir un peu plus,
Chouette, je vais pouvoir aller me promener,
 Chouette, je verrai des amis ou la famille et zut...
Je vais devoir tout lessiver et repasser....
Il y a pire que ça, n'est-ce pas?
Je vous souhaite un bon vendredi et...
Un très bon week-end également.
Profitez-en pour vous octroyer une heure rien que pour vous !
Gros bisous
 
 
 
 
 

POURQUOI UN SANS-ABRI PEUT ÊTRE APPELÉ CLOCHARD?


Clochard de Paris
Peinture de José Galván (artiste peintre)


Comme vous le savez, on appelle Clochard un Sans-abri, une personne sans domicile fixe, c'est-à-dire, une personne vivant dans la rue.
Vous avez sans doute remarqué que le terme Clochard n'est quasiment plus employé par les hommes politiques, par les associations de défense de personnes en difficulté ou encore par les Médias. En effet, ce terme prend de plus en plus un sens péjoratif. Du coup, en dehors des échanges courants, aujourd'hui, on entend plus facilement le terme Sans-abri.
Toutefois, le terme Clochard existe toujours et, malheureusement, les Clochards aussi.
Alors… Savez-vous pourquoi un sans-abri peut être appelé Clochard ?
Il existe deux réponses pertinentes à cette question. La première consiste à noter qu'à l'époque des Halles, la cloche signalait le début et surtout la fin des marchés. Lorsque la cloche sonnait la fin des marchés, les gens savaient qu'ils pouvaient s'y rendre pour récupérer les invendus. Les personnes se présentant à ce moment-là aux marchés étaient appelées Clochards.
La deuxième réponse, la plus pertinente, signale que le mot Clochard est né à l'époque où les églises faisaient appel aux mendiants pour sonner les cloches. Les églises demandaient donc aux mendiants de s'y rendre pour faire sonner les cloches (particulièrement lourdes) moyennant un peu d'argent ou le plus souvent en échange de nourriture.
En effet, très souvent, les mendiants pouvaient rester au chaud dans l'église et manger en attendant le moment où ils étaient censés faire sonner la cloche.
Voilà tout…
Une pensée solidaire pour tous les Clochards même s'ils ne font plus sonner des cloches.
 

 

QUAND ON AIME







jueves, 18 de febrero de 2016

PARLEZ-VOUS EMOJI?


 
SMS, réseaux sociaux... Ces petits pictogrammes venus du Japon s'imposent partout, mais ne sont pas toujours simples à comprendre.




 
 "MDR" ? Raté, l'abréviation est désormais ringarde. Sur le web, la place belle est désormais faite aux emoji !
L'emoji naît au Japon . Le terme associe deux mots japonais - "e" qui désigne "une image" et "moji" pour "une lettre" - et peut se traduire par pictogramme, émoticône ou smiley.
Si l'emoji s'apparente à une "langue sans mot", selon la formule du "New York Magazine", elle n'est pas pour autant internationale. En effet, la fréquence d'usage des différents symboles varie d'un pays à l'autre.
En France, le cœur  a la cote. Il est quatre fois plus utilisé que la moyenne. De leurs côtés, les Australiens sont en phase avec l'alcool  et la drogue , tandis que les Canadiens plébiscitent les armes , l'argent  et le sport .
 

Voici un tout petit échantillon d'emoji

Seulement, ce nouveau langage n'est pas des plus simples à appréhender. n'est pas un bisou, mais un sifflement. n'est pas un sourire, mais une grimace. Pas facile de s'y retrouver. Surtout quand certains pictogrammes naïfs sont détournés à des fins sexuelles.

# Le bonheur

: Je suis content. [simple, efficace]
: Je suis heureux ! [la joie communicative]
: Je ris à en pleurer. [le plus utilisé sur Instagram, assez explicite]

# La drague

: Je suis un peu gêné. [après un compliment ou un rendez-vous]
: Je suis gêné. [traduit une forte gêne ou une approbation de remarque sexuelle]
: Je tente un clin d'œil. [une technique de drague vieille comme le monde]
: Je t'aime. [on ne peut plus explicite]
: Tu es mon meilleur ami. [l'amour est ici amical]
: Je suis complètement fan de toi/de ce que tu viens de dire. [aussi traduit en "+1"]
: Je t'aime / je t'embrasse tendrement. [à multiplier en couple]
: Je t'embrasse, un peu gêné. [en somme, un premier baiser]
: Je vois ce que tu veux dire... [l'approbation d'une remarque grivoise]

# L'amusement

: Je siffle pour dire que ce n'est pas moi qui ai mangé la dernière part de pizza. [non, ce n'est pas un bisous volé]
: Je suis essoufflé. [souvent mal interprété, mieux vaut l'éviter]
: Je rigooooooole ! [pour signifier l'humour dans une pique]
: Je fais une grimace / un sourire forcé. [à ne pas confondre avec un vrai bonheur]
: Je suis le meilleur. [marque la supériorité]
: Je m'en fous, je suis une star ! [rien à f*****]
Oui ! [difficile à comprendre, les bras prennent la forme du O de ok]
: Humm, c'était très bon ! [fonctionne pour de la nourriture ou de la boisson]
: Je m'apprête à faire une vacherie. [lors de la préparation d'un coup en traître]
: Je vais me venger, hé hé hé. [le réveil du diable]
: Je vais me venger, et pas qu'un peu. [la réplique va être terrifiante]
: Je suis un ange. [après une bonne action ou une blague]
: Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. [référence aux singes de la sagesse]
: Je suis un bébé ! [officiellement, il représente un visage fatigué, mais il est utilisé pour faire l'enfant]

# La tristesse

: Je veux croire que je suis heureux, mais ce n'est pas le cas. [les yeux trahissent un vide intérieur]
: Je suis triste / abattu. [un appel au réconfort]
: Je suis extrêmement triste. [à mi-chemin entre la tristesse et le sommeil]
: Je verse une larme. Une seule. [utilisé de manière sarcastique]
: Je pleure comme une fontaine. [une référence aux déceptions dans les mangas]
: Je suis désolé... [il ne s'agit pas de deux mains en pleine prière, mais du geste japonais de l'excuse]

# La négation

: Nope. [le visage sans expression pour exprimer un refus calme]
: Bof... Non. [marque la désapprobation, la consternation, le désintérêt]
: Je ne peux pas, vraiment pas. [désigne un refus désolé ou la difficulté d'une situation]
: Vraiment pas. [les bras indiquent le refus est catégorique]

# Le choc

: ... [sans voix]
: Euh ??? [le regard en coin et la bouche à l'envers désignent la non approbation]
: Je suis choqué / mal à l'aise. [si vous le recevez, préparez-vous à ramer]
: Waouh. [quelle annonce, je ne m'y attendais pas !]
: Je suis tendu. [encore une référence aux personnages de mangas, dont la tension est représentée par cette goutte sur la joue]
: Je suis extrêmement tendu. [comme le précédent, mais accentué avec un effet de peur bleue]
: Je commence à me détendre. [finalement, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter]
: Je m'inquiète. [c'est le moment d'expliquer s'il s'agit d'une blague... ou pas]
: Naaaaaaan... [être abasourdi par une nouvelle]
: Oh, oh... [montre l'effroi, souvent après s'être trompé]
: Oh... non... [l'effroi s'accentue et prend le visage du "Cri" de Munch]
: Je suis mort. [plusieurs explications : le choc d'une phrase, une soirée trop arrosée, croiser son ex...]

 Pour en savoir plus, clic sur le lien ci-dessous

 http://tempsreel.nouvelobs.com/les-internets/20150507.OBS8571/parlez-vous-emoji.HTML





Ma question: Comment faisaient Flaubert, Molière ou Victor Hugo pour faire passer des émotions sans avoir recours aux petits dessins?