Bienvenus à cette nouvelle expérience!!!!!

Bonjour à tous et à toutes et bienvenus sur le blog du Département de français. C'est en septembre 2011 que l'on commence à démarrer et c'est avec un mélange d'appréhension et d'excitation qu'on s'y met.

Ce mode d'expression est en vogue sur internet, donc, nous allons en profiter.

Il n'y a pas que nous, Beatriz et Conchita qui allons écrire; à votre tour vous allez pouvoir y participer. Rassurez-vous!!!! On corrigera avant!!!!

Vous allez découvrir sur ce blog toute l'actualité, des conseils, des aides précieuses, etc.

Nous, on le crée mais il faut l'animer. On compte sur vous!!!!

miércoles, 20 de junio de 2018

CONSEIL DE BEAUTÉ





LA CHANSON DU RAYON DE LUNE (POÈME)




Sais-tu qui je suis ? Le Rayon de Lune.
Sais-tu d'où je viens ? Regarde là-haut.
Ma mère est brillante, et la nuit est brune.
Je rampe sous l'arbre et glisse sur l'eau ;
Je m'étends sur l'herbe et cours sur la dune ;
Je grimpe au mur noir, au tronc du bouleau,
Comme un maraudeur qui cherche fortune.
Je n'ai jamais froid ; je n'ai jamais chaud.

 Je suis si petit que je passe
Où nul autre ne passerait.
Aux vitres je colle ma face
Et j'ai surpris plus d'un secret.
Je me couche de place en place
Et les bêtes de la forêt,
Les amoureux au pied distrait,
Pour mieux s’aimer suivent ma trace.

 Puis, quand je me perds dans l'espace,
Je laisse au coeur un long regret.
 
Rossignol et fauvette
Pour moi chantent au faîte
Des ormes ou des pins.
J'aime à mettre ma tête
Au terrier des lapins,
Lors, quittant sa retraite
Avec des bonds soudains,
Chacun part et se jette
 À travers les chemins.
Au fond des creux ravins
Je réveille les daims
Et la biche inquiète.
Elle évente, muette,
Le chasseur qui la guette
La mort entre les mains,
Ou les appels lointains
Du grand cerf qui s'apprête
Aux amours clandestins.
 
Ma mère soulève
Les flots écumeux,
Alors je me lève,
Et sur chaque grève
J'agite mes feux.
Puis j'endors la sève
Par le bois ombreux ;
Et ma clarté brève,
Dans les chemins creux,
Parfois semble un glaive
Au passant peureux.
Je donne le rêve
Aux esprits joyeux,
Un instant de trêve
Aux coeurs malheureux.
 
Sais-tu qui je suis ? Le Rayon de Lune.
Et sais-tu pourquoi je viens de là-haut ?
Sous les arbres noirs la nuit était brune ;
Tu pouvais te perdre et glisser dans l'eau,
Errer par les bois, vaguer sur la dune,
Te heurter, dans l'ombre, au tronc du bouleau.
Je veux te montrer la route opportune ;
Et voilà pourquoi je viens de là-haut.
 
Guy de Maupassant, Des vers (1880)
 
 
 
 

martes, 19 de junio de 2018

OH ! LAISSEZ-MOI...






Oh ! laissez-moi chanter ! La nature est si belle
Dans sa diversité toujours jeune et nouvelle
Que nul chef-d'œuvre humain ne pourrait supplanter !
De l'insecte à l'étoile, elle charme mon être ;
Avec le renouveau mon cœur se sent renaître :
La nature est si belle, ah ! laissez-moi chanter !

Ah ! laissez-moi songer ! La journée est si brève,
Et les plus beaux instants sont les instants du rêve
C'est alors que l'esprit se sent le plus léger ;
C'est alors qu'affranchi de tout lien funeste,
Il plane et va se perdre en l'espace céleste :
La journée est si brève, ah ! laissez moi songer !

Ah ! laissez-moi pleurer ! L'existence est si dure !
De tout ce que l'on aime ici-bas, rien ne dure !
Dans l'éternelle nuit, hélas ! tout doit sombrer ;
Il faut voir, dans la lutte inégale et suprême,
Le trépas engloutir tous les êtres qu'on aime :
L'existence est si dure, ah ! laissez-moi pleurer !

Ah ! laissez-moi prier ! l'espérance console ;
Au front de la douleur elle met l'auréole
Qui rend l'âme plus forte et lui fait oublier,
En lui montrant le ciel, les larmes de la terre ;
C'est l'étoile qui luit pour l’âme solitaire :
L'espérance console, ah ! laissez-moi prier !

Alice de Chambrier (1861-1882)




HISTOIRE DES BONBONS

 
 
 
Roses, bleus, jaunes, gélifiés, mous, acidulés, à mâcher ou à sucer, les bonbons ont tout pour plaire. Ils sont adorés par la majorité des jeunes et des moins jeunes, mais ne sont pas sans conséquences pour la santé.
Est-ce que Cléopâtre était accro aux bonbons ? Et Louis XIV se délectait-il de fraises Tagada?
 
Le sucre : remède luxueux
 
Vers 600 av J-C, les Perses découvrent un roseau qui donne du miel sans le secours des abeilles. Ils en font une sucrerie qu'ils veulent garder secrète. Mais Alexandre le Grand très intéressé par ces délicieux roseaux en ramène des plants. La culture de la canne à sucre se répand lentement dans le bassin méditerranéen. Les Égyptiens, les Grecs, les Romains utilisent alors ce « miel » pour enrober des fruits, des graines, des noix et des fleurs comestibles.
En Europe, le sucre apparait au XIIème siècle avec la canne à sucre rapportée d'Orient par les Croisés. On l'appelle « sel sucré ». Comme les épices, c'est un produit très cher et luxueux réservé seulement aux rois et aux seigneurs. Il sert à confire les fruits qui seraient ainsi plus digestes. Les premières confitures et fruit confits apparaissent alors. On trouve également du sucre chez les apothicaires. En effet, à cette époque ce produit est considéré comme un remède ! Il soulage les douleurs de poitrine et de l'estomac. Il masque aussi le goût amer de certains médicaments.
Au XIIIème siècle, Saint-Louis impose la Trêve de Dieu, l'arrêt des guerres et des querelles de l'Avent à Noël. On y échange des petits cadeaux et plus tard des bonbons. La Trêve de Dieu deviendra la Trêve des Confiseurs.
Au XIVème siècle, les Papes s'installent en Avignon et deviennent experts en fruits confits. Une légende raconte que le pape Clément V aurait inventé le berlingot.
 
Drageries et épices de chambre
 
Au XVème siècle, seigneurs et rois offrent à leurs hôtes de marque des pâtes de sucres marquées de leurs armoiries, des dragées et des confitures, en signe de bienvenue. Un cuisinier lance la mode des « épices de chambre« , ancêtre des bonbons : il roule des graines, des pignons, des amandes, de la cannelle, du gingembre dans du sucre et les fait rissoler dans une poêle. Les invités les emportent dans leur chambre pour mieux s'en régaler. Les épices de chambre remportent un vif succès à la cour des rois. On se régale également de dragées, nougats et pralines après les repas pour digérer.
Différentes congrégations religieuses jouent un rôle important dans l'histoire de la confiserie. Elles élaborent leurs recettes de bonbons dont on peut encore se délecter comme par exemple les Anis de l'Abbaye de Flavigny ou les sucres d'orge des religieuses de Moret. Ces religieuses en cherchant à diminuer les souffrances de leurs patients mettent au point des médications conjuguant les vertus de l'orge et du sucre. À la cour de Louis XIV, ce sucre d'orge fait fureur ; soignant les mots de gorge, il devient l'allié des orateurs.
Au XVIIème siècle, la réglisse, les gommes, les pastilles aux fruits et marrons glacés apparaissent et se développent rapidement. Le mot «friandise» apparaît dans la langue française. Il vient du mot «frier», qui veut dire «brûler d'envie». Les gens de la bourgeoisie sont de plus en plus nombreux à brûler d'envie devant les dragées, sucettes, pastilles, fruits confits, pralines… des confiseurs qui ouvrent boutique à Paris.
 
Bonbon industriel
 
Le bonbon actuel apparait grâce au sucre de betterave au XIXème siècle, et sera enfin accessible à tous et non plus réservé à la bourgeoisie.
Après la deuxième guerre mondiale, c'est l'aire du bonbon industriel : formes nouvelles, couleurs variées, goûts étonnants, textures surprenantes.
Pourquoi le mot bonbon ne prend-il pas un m avant le b comme le voudrait la règle? « Bonbon » n'est pas d'origine latine ; il provient du langage de l'enfant qui répète que c'est « bon » « bon ».
En langage des signes, pour dire bonbon, on tape deux fois sur sa bouche avec l'index !
 
 
 
 

domingo, 17 de junio de 2018

EXPRESSION FRANÇAISE



OCCUPE-TOI DE TES OIGNONS/ CE NE SONT PAS TES OIGNONS


 
Deux expressions françaises à peu près synonymes du XXème siècle signifiant "cela ne regarde que moi".
Dans ces expressions françaises le terme "oignon" prend le sens métaphorique d'affaires personnelles. Mis au pluriel ce terme signifiait à cette époque «  anus » ou « cul », selon d'autres sources, il faisait même allusion aux pieds. La valeur anale du mot vient de l'oigne qui se définissait ainsi dans la locution argotique « se le mettre ou se le carrer dans l'oigne » correspondant à « mépriser ».
Il se pourrait aussi que cette expression française soit issue d'une tradition du centre de la France qui symbolise l'indépendance des femmes de l'époque. Cela consistait à ce que chaque femme disposait d'un coin de jardin pour le cultiver d'oignons à son gré et vendait sa marchandise sur le marché pour avoir un revenu propre à elle.
D'autres expressions françaises ont vu le jour dans le même sens mais dans un langage plus recherché et moins vulgaire comme « chacun son métier et les vaches seront bien gardées ».
 
Ma source: expressions-françaises.fr
 
 
 
 
 

REGARDER L'ENFANCE




Jusqu'aux bords de ta vie
Tu porteras ton enfance
Ses fables et ses larmes
Ses grelots et ses peurs
 
Tout au long de tes jours
Te précède ton enfance
Entravant ta marche
Ou te frayant chemin
 
Singulier et magique
L'œil de ton enfance
Qui détient à sa source
L'univers des regards.
 
Andrée Chédid (1920-2011)
Épreuves du vivant (1983)