Bienvenus à cette nouvelle expérience!!!!!

Bonjour à tous et à toutes et bienvenus sur le blog du Département de français. C'est en septembre 2011 que l'on commence à démarrer et c'est avec un mélange d'appréhension et d'excitation qu'on s'y met.

Ce mode d'expression est en vogue sur internet, donc, nous allons en profiter.

Il n'y a pas que nous, Beatriz et Conchita qui allons écrire; à votre tour vous allez pouvoir y participer. Rassurez-vous!!!! On corrigera avant!!!!

Vous allez découvrir sur ce blog toute l'actualité, des conseils, des aides précieuses, etc.

Nous, on le crée mais il faut l'animer. On compte sur vous!!!!

miércoles, 15 de febrero de 2017

LE JEU COMME OUTIL PÉDAGOGIQUE




"Pas de panique, monsieur l'inspecteur, il faut savoir jouer avec le savoir. Le jeu est la respiration de l'effort, l'autre battement du coeur, il ne nuit pas au sérieux de l'apprentissage, il en est le contrepoint. Et puis jouer avec la matière c'est encore nous entraîner à la maîtriser."

Chagrin d'école, Daniel Pennac
 



Le jeu fait rêver les petits et les grands. Mais au fait, qu'est-ce qu'un jeu ? Que fait-on réellement quand on joue ?
 
JEU, un petit mot simple, connu de tous mais complexe à définir car sa polysémie est riche. Qu'y a-t-il de commun entre une partie d'échecs, le grattage d'un billet de loterie, une grille de sudoku et une partie de Scrabble ?
Les rares dénominateurs communs sont l'envie, le rêve, le plaisir. Mais ces concepts sont personnels et subjectifs d'où cette difficulté à donner un sens clair et précis au mot jeu. Pourtant il est important d'essayer de comprendre ce qui se cache derrière le jeu car apporter du jeu dans une classe n'est pas un acte anodin. Il faut lui donner un sens pédagogique.

Pratique du jeu à l’école

Sur le terrain, on constate que la pratique du jeu à l'école est installée de façon solide en maternelle puis de moins en moins au fil des années du primaire puis du secondaire pour devenir marginale. Se cache un peu l'idée que les apprentissages par le jeu s'adressent aux petits et qu'ensuite, lorsqu'on devient grand, on fait du « vrai travail » : « Tu iras jouer lorsque tu auras fini tes devoirs » traduit bien la dichotomie entre jeu et travail. Et pourtant, les adeptes connaissent bien la puissance de ce véritabe outil pédagogique.

Quelques paramètres pour essayer de définir cet acte mystérieux : jouer

Les travaux de ludologues tels Gilles Brougères et René Caillois (Les jeux et les hommes) ont permis de lister des caractères communs, sorte de conditions nécessaires pour obtenir le label jeu :

L'évasion

L'évasion, l'ouverture d'une parenthèse spatio-temporelle. C'est un sentiment que l'on retrouve au cinéma lors du visionnage d'un très bon film ou à la lecture d'un ouvrage passionnant, un peu comme si la perception du temps s'arrêtait.

Une activité réglée

La règle du jeu définit le cadre dans lequel la communauté des joueurs va évoluer. Il y a un début et une fin, un but clairement définis. Ces deux derniers paramètres distinguent un jeu d'une activité ludique qui n'a pas forcément un début et un but déterminés. La règle change tous les repères, les joueurs changent de cadre, de monde le temps de la partie. C'est en lien direct avec la notion d'évasion et de parenthèse spatio-temporelle.

La prise de décision

Le fait de jouer implique au joueur d'être acteur. On ne joue pas si l'on est spectateur. C'est une des forces du jeu et peut-être son atout pédagogique majeur. Une des conséquences pédagogiques de l'apport du jeu dans la classe est de mobiliser et d'intéresser une grande partie des élèves. Au-delà du changement de cadre, cela incite l'élève naturellement spectateur à s'impliquer davantage et donc à mieux s'approprier les concepts et les connaissances.

Le hasard


 

L'incertitude est un paramètre important dans la notion de jeu. Dans le déroulement d'une partie, il faut que la mécanique du jeu ou l'intervention de joueurs laisse une place à une part d'incertain. Cela contribue à créer un peu de mystère et au plaisir de jouer. Cette part de hasard permet de déterminer la catégorie du jeu. « Réflexion » si la part est raisonnable sinon le jeu rentre dans la catégorie des « jeux de hasard ».

Le mystère

Le mystère du plaisir que l'on éprouve en jouant, réside dans ce que les ludologues qualifient de frivolité ou improductivité. Que fait-on, que cherche-t-on réellement lorsqu'on joue ?

La liberté

Un dernier point, mais central pour les ludologues : la liberté. On ne peut pas jouer contraint ou forcé. L'introduction du jeu dans la classe pose donc problème au regard de ce postulat.

En effet, l'enseignant qui apporte un jeu dans sa classe, ne va pas faire le tour de la classe en sollicitant un à un chaque élève pour lui demander s’il est d'accord pour jouer en application du principe de liberté individuel ! Les stratégies de contournement et les arguments pour convaincre les éventuelles réticences ne manquent pas, ce biais n’est pas un réel problème.

Quel rôle de l'enseignant ?

Il s'agit pour l'enseignant de trouver un équilibre entre les libertés individuelles et un accord tacite collectif qui se substituera à la somme de ces libertés individuelles. Véritable exercice de funambule de l'enseignant devant sa classe : avec qui dois-je travailler ? Un groupe constitué d'élèves ou une somme d'élèves qui constitue un groupe ?
Derrière cet artifice sémantique se cache une grande partie de la difficulté de l'acte d'enseigner. La pratique du jeu met bien en évidence cette évolution de l'équilibre individu-groupe. Le jeu est un des supports qui permet à la fois de faire vivre le groupe avec une réelle prise en compte de l'individu.
Et maintenant, c’est à vous de jouer…

Ma source: matador.fr


 
 
 

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